Le tir à l’arc

Introduction

Un peu d’histoire

Les premières traces de l’arc remontent à 10 000 ans avant notre ère, bien que l’on date vraisemblablement son apparition à la fin du paléolithique, soit 20 000 ans av. J.C.. À cette époque, essentiel pour la survie de l’homme, l’arc sert principalement au Moyen Âge d’arme de guerre. Mais on trouve là les prémices du tir à l’arc « sportif », avec la création en 1448 des « Francs Archers », archers exempts de l’impôt de la taille qui, en contrepartie, devaient s’entraîner afin de pouvoir partir en guerre à tout moment. Après l’apparition de l’arquebuse, ces Compagnies subsistèrent pour former en 1928 la Fédération Française de Tir à l’Arc, et subsistent encore aujourd’hui principalement dans le « Pays d’Arc » (Île de France, Picardie…).

Les bienfaits du Tir à l’Arc

Le Tir à l’arc est un sport qui fait appel à des qualités physiques et mentales. C’est un sport d’adresse, ludique et non violent. Il se pratique en plein air le plus souvent dans un cadre de verdure où le calme est de rigueur ou bien en salle pendant la saison hivernale.

Sport de rigueur, de précision, de concentration, de régularité, le tir à l’arc développe et exige équilibre, volonté, maîtrise de soi, résistance au stress. Une bonne condition physique est également indispensable. La pratique du tir à l’arc développe surtout le haut du corps, en sollicitant notamment les muscles du dos, des épaules, de la ceinture abdominale et des bras.

Disciplines

Les réglements de certaines disciplines sont définis par la Fédération Internationale de Tir à l’Arc (FITA), cas des disciplines possédant un championnat mondial, quand d’autres sont définis au niveau de la France seulement, par la Fédération Française de Tir à l’Arc (FFTA). Voici une présentation des plus courantes d’entre elles.

Disciplines internationales

Le tir en salle se pratique à une distance de 18 mètres (plus rarement 25), en 2 séries de 10 volées de 3 flèches, sur cible « anglaise » (10 zones concentriques d’une valeur de 1 à 10 points, de couleur jaune pour les deux zones centrales, puis rouge pour les deux suivantes, bleue, noire et enfin blanche à la périphérie). Le diamètre de la cible est de 40 cm pour les adultes, 60 voire 80 cm pour les plus jeunes. Au haut niveau on ne garde souvent que les zones de 10 à 5, et on dispose alors 3 cibles de ce type l’une au dessus de l’autre pour constituer un « trispot ». La concentration, la précision et la régularité la plus grande sont ici recherchées, de nombreux accessoires étant également autorisés sur l’arc.

Le tir FITA, qui est la discipline olympique, se pratique en extérieur sur terrain plat et dégagé, à une distance de 70 mètres et en 2 séries de 6 volées de 6 flèches. Les blasons (terme du jargon pour cibles) sont également de type anglais, d’un diamètre de 122 cm. Les objectifs sont les mêmes qu’au tir en salle, les contraintes propres à un environnement extérieur et à la grande distance venant toutefois pimenter quelque peu le tout.

Le FITA Star correspond à l’ancienne forme du tir FITA, et se déroule sur 4 distances successives : 90, 70, 50 et 30 mètres pour les hommes, 70, 60, 50 et 30 pour les femmes. Le diamètre des cibles est de 122 cm pour les deux distances « longues », 80 cm pour les deux autres. Son organisation étant plus contraignante, c’est un type de compétition devenu assez rare.

Disciplines fédérales

Le tir Fédéral correspond à un tir FITA à une distance de 50 mètres, bien que les cibles devraient repasser prochainement à un diamètre de 80 cm au lieu de 122.

Le tir Nature mime les conditions de la chasse à l’arc, se pratiquant sur un parcours au profil accidenté, souvent en sous-bois, qui comporte 21 ou 42 cibles représentant des animaux. La taille de ces derniers varie en fonction de la distance de tir, qui va de 5 à 40 mètres. L’archer ne dispose que de 30 secondes pour tirer 2 flèches de 2 pas de tir différents. En cible, les animaux présentent deux zones, une « tué » et une « blessé », valant respectivement 20 et 15 points pour la première flèche tirée, 15 et 10 points pour la seconde. Cette discipline se caractérise enfin par un grand nombre de catégories autorisées, de l’arc « chasse » dénué de tout accessoire au véritable arc à poulies de compétition. Dans tous les cas l’accent est mis sur la capacité d’adaptation de l’archer à la configuration sans cesse différente du terrain.

Le tir 3D ressemble au tir Nature à ceci près que les animaux sont représentés cette fois-ci par des imitations taille réelle en mousse, disposées de 10 à 45 mètres des pas de tir (un pour les arcs « avec viseur » et un pour ceux « sans »), et cela sans relation obligatoire avec la taille des animaux. Enfin, les archers disposent de 2 minutes pour tirer leurs 2 flèches.

Le tir Campagne se dispute également en terrain valonné, mais les animaux sont remplacés par des cibles figurant 5 zones concentriques pour des points de 1 à 5, de couleur jaune pour le centre et gris foncé pour les autres. Si, sur un parcours, 12 cibles sur 24 sont à une distance connue des tireurs, il est également possible de déduire une fourchette pour celles non connues par l’observation des blasons, dont on rencontre trois sortes différentes : les « birdies », trispots de 40 cm de diamètre, les « gazinières », groupe de quatre blasons de 60 cm, et enfin les blasons simples de 80 cm. 4 minutes sont allouées à chaque archer pour qu’il tire ses 3 flèches d’un pas de tir unique.

Matériel

Les arcs

L’arc classique d’initiation est composé d’une poignée, de deux branches, d’une corde, d’un viseur et d’un repose-flèches. Le bois est le plus souvent employé pour les branches et la poignée, qui peuvent aussi être en plastique. Sa puissance varie de 15 à 30 livres. Il permet au débutant d’acquérir sa technique de tir avec un matériel léger et au prix abordable.

L’arc classique de compétition est plus sophistiqué. Sa poignée et ses branches sont en matériaux composites (aluminium, fibre de verre, carbone, céramique…), le bois se fait plus rare. Les qualités recherchées sont la solidité, la légèreté, la résistance aux efforts mécaniques et aux variations de température ou d’humidité. On lui ajoute de plus des stabilisateurs pour favoriser l’équilibre et absorber une partie des vibrations. La puissance peut atteindre 50 livres pour les archers de haut niveau.

L’arc à poulies ou « compound » se différencie par son mécanisme, des poulies au bout des branches démultipliant la puissance de l’arc, qui dépasse alors souvent les 60 livres. L’archer est autorisé à utiliser un viseur loupe et un décocheur automatique. Un maximum de puissance et de précision est recherché. Les arcs à poulies sont de plus en plus utilisés sur les compétitions de parcours (Campagne ou Nature).

L’arc droit, à l’opposé du classique et du poulies, se présente en une seule pièce, droite quand l’arc n’est pas bandé. Presque exclusivement fabriqué main, à partir d’une seule pièce de bois massif (cas des arcs « longbow » anglais traditionnels, taillés dans une pièce d’If) ou de lamelles de bois collées entre elles (associées parfois à de la fibre de verre ou des tendons), il est généralement long est très puissant. Aucun accessoire ne se fixe dessus, et son maniement repose beaucoup sur une technique « instinctive » propre à l’archer. Il est utilisé pour la chasse ou les compétitions de parcours.

Les flèches

Une flèche se compose d’un tube (ou « fût »), d’une pointe (ou « enferron »), d’une encoche et de trois plumes (ou « empennage », deux plumes « poules » proches de la poignée et une plume « coq » pointant vers l’extérieur).

Les flèches d’initiation, bas de gamme, ont généralement un tube en carbone simple et des plumes en plastique souple. Certaines possèdent également un tube en aluminium, moins sujet à la « casse » et pardonnant plus les erreurs.

Les flèches de compétition sont souvent en carbone ou en alliage aluminium/carbone, afin de fournir une meilleure réponse aux déformations, et une plus grande résistance et légèreté. Les plumes sont le plus souvent en plastique rigide plus ou moins fin, plus résistant, celui-ci pouvant aussi prendre la forme d’ailettes courbées pour assurer une meilleure stabilité en vol.

Les flèches de « Nature » vont de pair avec les arcs droits traditionnels. Elles sont souvent d’une seule pièce (tube, pointe et encoche ensemble), en bois, et les plumes naturelles ou d’apparence naturelles, donc plus larges et d’un grand nombre de brins.

Les accessoires

L’équipement du parfait archer se complète de quelques accessoires indispensables pour une pratique confortable de ce sport :

La palette protège les doigts des frottements avec la corde. Elle est en cuir, avec parfois des éléments en plastique ou en métal, et peut aussi être remplacée par un gant, toujours en cuir.

Le protège-bras ou encore bracelet ou brassard évite de possibles contacts douloureux entre le bras et la corde lors de sa libération. Il est en plastique ou en cuir et d’une longueur variable.

Le plastron peut se porter sur la poitrine pour permettre à la corde de glisser sans s’y accrocher (les Amazones auraient dû y penser, ça leur aurait évité de se couper un sein).

La dragonne est une cordelette pouvant s’attacher au niveau du poignet ou simplement entre l’index et le pouce, afin de retenir l’arc sans le serrer.

Le carquois s’accroche à la ceinture ou à la poche pour y déposer ses flèches. Il peut offrir en plus une certaine quantité de rangements.


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